Chronique du mois
Mai 2026 : Cinq tables, un même printemps.
Cinq rendez-vous, une même conversation : celle d’une culture afrocaribéenne qui ne se raconte pas depuis ailleurs, mais depuis ici, à Montréal, à Laval, à Pierrefonds. Récit d’un mois de patrimoine.
Période : 8 – 31 mai 2026 · Territoire : Grand Montréal · Thème : Mois du patrimoine haïtien
Au Québec, mai a toujours une résonance particulière. Les terrasses réapparaissent. Les festivals recommencent à prendre possession des rues. Les communautés sortent de l’hiver et retrouvent le plaisir des rencontres, des repas partagés, de la musique et des grands rassemblements culturels. Après six mois de retenue, le pays se redécouvre une envie commune : celle de se retrouver à table.
Pour les communautés afro-caribéennes de Montréal et de Laval, mai porte aussi une autre énergie : celle de la mémoire, de la transmission et de la célébration identitaire. Entre la Fête du Drapeau haïtien du 18 mai, les grands rendez-vous culturels et les événements gastronomiques, cette période devient un moment où l’on raconte qui nous sommes : non pas dans la nostalgie, mais dans le présent.
C’est précisément dans cet esprit que Le Marron Beer a traversé ce mois de mai 2026.
Non pas comme une simple bière présente dans des événements, mais comme une marque culturelle contemporaine qui cherche à créer des ponts entre héritage afro-caribéen et expérience québécoise actuelle. Une bière pensée « autant pour la table que pour le bar », portée par une idée simple : transformer une mémoire libre en expérience conviviale et élégante.
Cinq rendez-vous en moins de quatre semaines. Le Salon Haïtien de la Culture à l’Esplanade Tranquille. Lakay se Lakay à la Fête du Drapeau. La Soirée VIP du West Island Blues Festival à Pierrefonds. La Journée de la Cuisine Haïtienne au Château Royal de Laval. Et déjà, à l’horizon du dernier dimanche, le 10TH Hour Brunch. Cinq lieux, cinq publics, une seule discipline : être présent là où la culture se vit, et le faire avec la précision qu’on doit à une marque qui se réclame de la liberté.
8 – 10M A I
ESPLANADE
TRANQUILLE
OrganisateurFondation Ayiti
B È L
LIEUESPLANADE
TRANQUILLE
PROGRAMMATIONARTISANAT
GASTRONOMIE
SAVOIRS
TRADITIONS
ACCÈSGRATUIT, OUVERT
À TOUS
SALHAC · PREMIÈRE ÉDITION
Au cœur du Quartier des spectacles, le Salon Haïtien de la Culture trouve son adresse.
Il fallait un lieu à la hauteur de l’ambition. La toute première édition du SalHaC, organisée par la Fondation Ayiti Bèl pour célébrer les relations diplomatiques canado-haïtiennes, ne s’est pas tenue en marge, elle s’est tenue au centre. Trois jours durant, l’Esplanade Tranquille, ce cœur ouvert du Quartier des spectacles, s’est transformée en espace de découvertes culturelles, culinaires et artistiques, dans une atmosphère ouverte et intergénérationnelle.
Le Marron Beer y a installé son kiosque parmi les artisans, les créateurs et les acteurs culturels présents. Entre les effluves de grillades, les conversations en créole, les familles installées sur l’esplanade et la lumière du printemps qui s’attardait enfin sur la pierre du Quartier des spectacles, le kiosque du Marron a rapidement trouvé son rythme. Les visiteurs y ont découvert bien plus qu’une lager premium : une marque qui porte un récit. Au fil des dégustations et des échanges, plusieurs ont compris que Le Marron ne cherche pas à reproduire les codes folkloriques souvent associés aux produits caribéens. La marque revendique plutôt une approche contemporaine, élégante et assumée de l’identité afro-caribéenne : une identité ancrée, mais tournée vers l’avenir.
Le public a découvert. Les restaurateurs se sont signalés. Les partenaires futurs se sont présentés. Un kiosque qui devient une conversation : c’est cela que nous étions venus chercher.
Le succès du kiosque ne s’est pas limité aux dégustations. Le SalHaC a aussi permis de tisser des liens avec des artistes, des restaurateurs, des créateurs de contenu et plusieurs acteurs culturels québécois intéressés par cette nouvelle manière de raconter la Caraïbe à Montréal. Pour Le Marron, c’était plus qu’un kiosque. C’était une confirmation : notre marché québécois n’est pas secondaire, il est le foyer. Et ce foyer, ces trois jours-là, a montré qu’il sait recevoir.
Le 18 mai, le drapeau. Et Lakay se Lakay qui rappelle que la maison se transporte.
18MAI
MONTRÉAL
OrganisateurNAP CRÉATIONS
OCCASIONFÊTE DU DRAPEAU HAÏTIEN
MISE EN
LUMIÈREARTISANAT
FOLKLORE
MODE
GASTRONOMIE
LAKAY SE LAKAY · 5e ÉDITION
« La maison, c’est la maison » – et la maison voyage avec ce qu’elle cuisine.
Il y a 223 ans à Arcahaie, on cousait un drapeau. Le 18 mai 1803, Dessalines et ses lieutenants enlevaient le blanc du drapeau français pour ne garder que le bleu et le rouge : la liberté avait déjà choisi ses couleurs. Le 18 mai 2026, à Montréal, ces couleurs flottaient encore, sur des stands d’artisanat, des présentations folkloriques, des défilés de mode et surtout autour des tables où NAP Créations avait réuni les saveurs.
Dans ce type d’événement, la frontière entre mémoire et convivialité disparaît rapidement. On y vient pour manger, écouter de la musique, revoir des proches, transmettre des traditions aux plus jeunes, mais aussi pour réinventer la culture au présent. Et ce 18 mai, premier vrai dimanche de chaleur après un long hiver, on y venait aussi simplement pour le plaisir d’être enfin ensemble, dehors, à découvert. Le Marron Beer y a trouvé naturellement sa place.
La bière a suscité un véritable engouement auprès du public, autant chez les amateurs de produits artisanaux québécois que chez ceux qui cherchaient une expérience plus proche des saveurs et des imaginaires caribéens. Dans les conversations, un mot revenait souvent : élégance.
Il y a une cohérence rare entre ce qu’on fête le 18 mai et ce que porte ce nom, Marron. Boire Le Marron le jour du drapeau, ce n’est pas une coïncidence. C’est une manière de prolonger un récit commun autour de la table.
Cette idée d’« élégance d’un goût libre » n’est pas un slogan improvisé. Elle constitue l’un des fondements de la marque. Le Marron Beer s’inspire de la figure historique du marronnage, non pour figer l’histoire dans le passé, mais pour en faire une matière vivante, contemporaine et conviviale. Dans le contexte montréalais, cette approche trouve un écho particulier : Montréal est une ville où les identités circulent, se rencontrent et se transforment constamment. Le Marron Beer participe à cette conversation culturelle québécoise moderne, une culture qui accepte de plus en plus les récits multiples sans les réduire à l’exotisme.
21MAI
PIERREFONDS – WEST ISLAND
CADREGALA VIP
INTÉRIEUR DU
WEST ISLAND
BLUES FESTIVAL
FORMATCOCKTAIL
DÎNATOIRE AVEC
MUSIQUE LIVE
PRÉSENCE
MARRONDÉGUSTATION
INVITÉE
TONPRESTIGE,
ENGAGEMENT
COMMUNAUTAIRE
WEST ISLAND BLUES FESTIVAL · SOIRÉE VIP
Au Centre culturel de Pierrefonds, une dégustation entre gastronomie et blues.
Le West Island est ce coin du grand Montréal qu’on traverse rarement par hasard. Le 21 mai, à l’heure où la lumière du soir commence à s’attarder un peu plus chaque jour, Le Marron Beer y prenait part à un tout autre univers : la Soirée VIP du West Island Blues Festival, au Centre culturel de Pierrefonds. Cocktail dînatoire, musique blues en direct, ambiance feutrée, public multiculturel : la soirée a permis à la marque de démontrer une autre facette de son identité.
Depuis ses débuts, Le Marron Beer défend une vision claire : une bière caribéenne premium peut parfaitement exister dans des espaces gastronomiques, culturels et lifestyle haut de gamme sans rien perdre de son authenticité. La dégustation offerte lors de la soirée a confirmé cette intuition. Dans un contexte éloigné des grands rassemblements communautaires, la bière a conservé toute sa pertinence : fraîcheur nette, texture légère, convivialité et excellente compatibilité alimentaire.
Les cultures afro-descendantes dialoguent constamment entre elles. Musique, cuisine, récit, hospitalité : ces univers partagent une même histoire de résilience, de création et de transmission.
Cette présence dans un événement lié au blues québécois et nord-américain illustre quelque chose d’essentiel. Le blues, comme la cuisine marronne, comme une bière qui revendique l’élégance d’un goût libre : des arts nés d’une nécessité de dire, qui ont traversé l’Atlantique avec leurs créateurs et qui se retrouvent, des générations plus tard, autour d’un verre dans une salle qui ne savait peut-être pas qu’elle attendait cette rencontre. Mai, encore une fois, qui fait le travail de relier.
22MAI
CHÂTEAU ROYAL
LAVAL
HÔTEEDNER CAJUSMA
ÉDITION8e, DEPUIS 2018
PUBLIC ATTENDU3 000 CONVIVES
STATUT DU
MARRONBIÈRE OFFICIELLE
DE L’ÉVÉNEMENT
JOURNÉE DE LA CUISINE HAÏTIENNE · 8e ÉDITION · BIÈRE OFFICIELLE
Trois mille convives, une cuisine, et une bière qui porte enfin son nom de famille.
Il y a des soirs qui justifient une année de travail. Le 22 mai au Château Royal de Laval, à la 8e Journée de la Cuisine Haïtienne fondée et portée à bout de bras par Edner Cajusma depuis 2018, Le Marron était la bière officielle. Pas la bière de plus. La bière de la maison. Celle qu’on sert quand on invite des milliers de personnes à venir goûter ce qu’on sait faire.
Dans l’univers du Marron, la table occupe une place centrale. La bière n’est pas pensée comme un simple produit de consommation rapide, mais comme une expérience de partage et de convivialité. Cette philosophie s’est parfaitement incarnée lors de la Journée. La cuisine haïtienne sur les
tables, ses chefs aux fourneaux, ses convives, haïtiens d’abord, mais chaque édition plus diversifiés, l’événement ayant fait le choix de Laval cette année précisément pour s’ouvrir au-delà du cercle premier.
Dans la salle, l’arôme des grillades, la chaleur des conversations, la musique qui montait par vagues et dans les verres, une lager dorée qui tenait son rôle. Griot, banane plantain, pikliz, riz djon djon, tassau : Le Marron Beer s’est intégré naturellement à l’expérience, avec cette buvabilité fraîche et cette finale propre qui font de lui une véritable bière de table, une bière qui accompagne les conversations, les plats à partager, les rencontres.
Être la bière officielle d’une journée comme celle-là, c’est recevoir la confiance d’une communauté qui ne distribue pas la sienne à la légère. C’est aussi, pour nous, l’obligation de tenir à hauteur.
Dans une ville comme Laval, aujourd’hui profondément marquée par la diversité culturelle, cette approche résonne fortement. Elle montre qu’une marque issue de l’héritage haïtien peut aussi devenir un élément du paysage gastronomique québécois contemporain.
EN ÉCHO ◆ LA M B I S · ÉDITION SPÉCIALE DU 22 MAI
« La table comme mémoire »Ce même soir, notre webmagazine Lambis sortait son édition spéciale, ouverte sur un portrait d’Edner Cajusma. On y lit aussi un texte
sur les cuisines marronnes, ces plats qu’on retrouve aujourd’hui de Brooklyn à Toronto, nés dans les hauteurs caribéennes, et un grand article sur le lambi, le mollusque qui voyage d’une cuisine à l’autre, et qui a donné son nom à la publication.
Le Québec comme terre d’ancrage.
Au fond, les événements de mai 2026 racontent quelque chose de plus grand que la présence d’une bière dans plusieurs activités. Ils montrent l’émergence progressive d’une marque culturelle québécoise à identité afrocaribéenne assumée.
Le Marron Beer a été pensé comme « un pont entre le passé et le présent ». Une marque enracinée dans l’histoire haïtienne, mais conçue pour dialoguer avec le Québec d’aujourd’hui : ses festivals, ses restaurants, ses institutions culturelles, ses publics mixtes et ses nouvelles générations.
Mai 2026 aura été, à cet égard, un mois
particulièrement révélateur.
Entre le Quartier des spectacles, Laval, Pierrefonds et les grands rendez-vous de la communauté haïtienne, Le Marron Beer a démontré qu’il était possible de créer une marque afro-caribéenne contemporaine qui parle à la fois d’identité, de goût, de convivialité et de modernité québécoise. Cinq présences en mai, à mesure que les soirées s’allongeaient et que la ville retrouvait ses terrasses. Une cadence soutenue, mais une cadence choisie. Pas de dispersion. Chaque rendez-vous a son cercle, son public, sa fonction dans le calendrier de la marque.
À VENIR — CLÔTURE DU MOIS
Et maintenant,
le dernier
dimanche.Le 31 mai, le 10TH Hour Brunch viendra refermer ce mois de mai. Une nouvelle occasion pour Le Marron Beer de poursuivre ce dialogue entre culture, gastronomie et convivialité — un format où la conversation a le temps de prendre, où les accords se font autrement qu’au dîner, où la lager dorée trouve, peut-être, son meilleur moment : celui d’avant l’après-midi, juste après le matin.
Car au fond, Le Marron Beer ne cherche pas seulement à être consommé. La marque cherche surtout à créer des moments.
31MAI 2026
10TH Hour Brunch
LE MOT DE LA RÉDACTION
Des moments où l’on partage une table, une histoire, une musique, une mémoire et où le Québec contemporain découvre, verre à la main, une autre manière de raconter la Caraïbe.
Aux organisateurs du SalHaC, à NAP Créations, au West Island Blues Festival, à Edner Cajusma et à son équipe : merci d’avoir tenu vos tables avec exigence. Merci à celles et ceux qui sont passés au kiosque, qui ont demandé le nom de la bière, qui ont écrit un mot sur les réseaux. C’est de cette manière, et de cette manière seulement, qu’une marque culturelle se construit : événement après événement, table après table, conversation après conversation.
LE MARRON BEER ◆ CHRONIQUE DU MOIS ◆ MAI 2026
LE MARRON BEER
L’élégance d’un goût libre